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  • "C'est assez curieux, ça fonctionne comme chez les bandits"

     C'est, rapporté par Le Monde.fr, la constatation du juge qui présidait mercredi et jeudi dernier les audiences consacrées par la cour d'appel de Paris à l'audition des sept policiers d'Aulnay-sous-Bois qui avaient été condamnés en première instance à des peines allant de six mois à un an de prison ferme. Ils avaient alors été reconnus coupables d'avoir rédigé et signé un procès-verbal d'interpellation où ils accusaient le chauffeur d'un véhicule d'avoir délibérément foncé sur un gardien de la paix et d'avoir ainsi attenté à sa vie alors que c'était une voiture de police qui avait causé l'accident.

     Si le juge en vient à cette constatation, c'est parce que, toujours suivant Le Monde.fr, l'homme qui avait informé sa hiérarchie le lendemain de ces faits, venait de dire à la cour les pressions dont il est encore l'objet. "Je suis devenu le bouc émissaire", dit-il, tout en faisant état de menaces émanant de collègues.

     Quand j'entends cela, je me demande si à terme, cette affaire n'est pas aussi inquiétante pour l'avenir que nous construisons ensemble que les soubresauts des banques et des monnaies qui monopolisent quotidiennement notre attention.

     Car si le policier qui a finalement choisi de se mettre du coté de la vérité est amené à tenter de se suicider à la suite des brimades et des menaces de certains de ses collègues, comme le rapporte Libération, la menace ne pèse plus sur notre argent, elle pèse sur notre liberté.