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  • CoCof Bruxelles : en avant toute pour l'égalité !

     

    laLibre.be reprend ce mercredi soir une dépêche de l'agence Belga en l’intitulant «à côté du sexe linguistique, la CoCof instaurera le budget selon le sexe.» Il s'agit en fait de l'intégration de la notion de genre dans les politiques de la Cocof qui fait l'objet du projet de décret que le parlement francophone bruxellois examinera à partir de lundi prochain.

    Oublions que ce titre blessera sans doute bien des militantes du combat des femmes en assimilant sexe et genre. On sait depuis que la RTBF a inventé Bye bye Belgium, qu'en matière de titre, tout est permis au nom de l'attractivité médiatique.

    Venons en donc à ce qu'on attend de la mise en œuvre du "gender budgeting",pour reprendre l'expression de Christos Doulkeridis, ministre-président de la CoCof de Bruxelles qui est à la base de l'initiative. Le décret proposé s'inscrit dans la volonté de créer des instruments de mesure de l'égalité entre les femmes et les hommes, d'inventorier les politiques dites "genrées" ou "non genrées" et d'intégrer la dimension de genre dans l'ensemble des compétences de la Commission Communautaire française pour faire droit à la directive européenne 2006/54/CE.

    Pour y arriver, «ce décret va permettre de mettre en place un outil permettant de classifier les dépenses budgétaires, selon qu'elles sont "neutres" (par exemple, l'achat de fournitures), "spécifiquement genrées" (les subventions aux associations luttant contre les mariages forcés, les subventions aux centres de planning familial pour des missions spécifiques de contraception, ...), ou "à genrer" (une subvention à une maison médicale ou à un centre culturel).» Cette dernière catégorie devant, selon Christos Doulkeridis, «permettre au responsable politique de se poser les bonnes questions: si je constate que le public qui fréquente mon service de santé mentale est majoritairement masculin, et si je veux davantage d'égalité, comment dois-je faire pour attirer davantage les femmes? "».

    Il y a sans doute beaucoup à dire sur les progrès que peuvent concrètement apporter ce genre de décisions à celles et ceux qui vivent quotidiennement l’impossibilité d'exister dignement à Bruxelles de nos jours.

    Il me suffira ce soir de dire que j'ai froid dans le dos, quand j'entends qu'on pourrait se demander comment attirer plus de femmes dans les services de santé mentale à fréquentation masculine majoritaire parce qu'on veut davantage d'égalité !